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Habitués
aux départs sur bien des théâtres d'opérations,
notamment extérieures, les hommes (et les femmes !)
qui composent le 31ème Régiment du Génie
des Forces Mécanisées savent qu'à tous
moments ils doivent être disponibles pour les missions
qu'ils auront la charge d'assumer au nom de la France. Ce
jeudi, ils rentraient d'une mission justement qu'ils venaient
d'effectuer en Côte d'Ivoire dans le cadre de l'opération
" Licorne " , commandée par le Général
De Richoufftz de Manin (ancien commandant de la 3ème
Brigade Mécanisée dont le 31ème Régiment
du Génie fait partie).
L'unité qui vient donc de rentrer était commandée
par le Capitaine Quiniou, secondé par le Capitaine
Collet, alors que le Chef Oréart était Sous-Officier
adjoint de la 1ère section et que le Chef Mathieu,
Sous-Officier adjoint pour la 2ème section et enfin
le Sergent Freneix servait dans les Services Administratifs.
Ce vendredi matin aux aurores, nous étions reçus
au Quartier Marescot où le Sous-Lieutenant Murillo,
chargée de la Communication, nous attendait afin d'être
présenté aux éléments de cette
unité qui rentrait de mission et dont les responsables
ont bien voulu répondre à quelques questions.
Le Petit Journal : Alors heureux d'être rentrés
" au pays " ?
Capitaine Quiniou : Oui, bien entendu, nous sommes
très heureux, mais
toujours prêts à
repartir !
Le P.-J. : Là-bas, sur le terrain comment cela
se passe ?
Capitaine Quiniou : Avec la population, je peux dire
que cela se passe très bien : les populations attendent
beaucoup des Français ! Et particulièrement
en ce moment, où elles attendent du réconfort,
de la sécurité
Le P.-J. : Quel est l'état d'esprit de nos troupes
sur le terrain ?
Capitaine Quiniou : Il y a certes, çà
et là, des tensions dans les communautés locales
et ce, de manière ponctuelle. Pour autant, nos soldats
sont d'abord des professionnels et au niveau du moral çà
se passe très bien ! Les tensions sont assez vite désamorcées
et ce grâce à la présence des forces de
" Licorne ".
Capitaine Collet, Officier-adjoint : " Certains peuvent
nous considérer comme des occupants, mais d'une manière
générale, nous sommes très bien acceptés,
respectés. Dans certaines communautés, il se
peut que certains veulent " en découdre ",
mais les Forces Loyales ont bien compris l'intérêt
de la réconciliation nationale et même, il arrive
que les " rebelles " le comprennent également.
"
Le P.-J. : Sur le terrain, avec les autres unités
en présence y a-t-il vraiment complémentarité
?
Capitaine Quiniou : En effet, l'organisation de base
avec les GTIA (Groupements Tactiques Inter-Armes) agit en
parfaite harmonie. Chacun a ses missions, et l'harmonisation
est quasi-immédiate entre les différentes "
Armes ". De notre côté les missions qui
nous sont confiées ressortent de notre spécialité
:
- constructions de ponts ( plus de 40 réalisés)
- 100 kms de pistes aménagées
- dégagement des routes
- installations des autres unités, patrouilles nautiques
sur les lacs, etc,..
Et c'est là que nous nous rendons compte que le travail
effectué en caserne, à l'entraînement
est vraiment utile et approprié. Sur le terrain, en
" opération réelle " et parfois dans
des conditions plutôt délicates, nous obéissons
aux mêmes réflexes d'efficacité et de
rapidité. C'est un peu la démonstration en situation
réelle de notre niveau de professionnalisme, soit dit
en passant, il doit être apprécié puisque
nous avons eu les félicitations du Général
de Richoufftz De Manin !
Le P.-J. : Y a-t-il méfiance à l'égard
des français, voire hostilité, animosité
?
Capitaine Quiniou : Non, pas du tout ; populations
et autorités ont bien compris le sens de notre mission.
Cependant, l'Afrique est un continent de soubresauts et d'imprévisibilités,
il faut donc toujours être sur ses gardes, même
si le sentiment d'insécurité n'est pas sans
arrêt présent !
Le P.-J. : Prochaine mission ?
Capitaine Quiniou : Tout d'abord, nous souhaitons nous
associer aux nombreux hommages en mémoire de nos camarades
de combat victimes d'accrochages lors de leurs missions :
comme quoi, le danger n'est pas totalement absent
!
Ensuite, nous pensons tout d'abord à prendre une permission
après ce séjour enrichissant certes, mais également
éprouvant, et puis nous verrons bien, nous verrons
bien là où la France voudra bien nous envoyer.
Nous ne savons pas, l'Irak où ailleurs
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