| Faire
venir Patrick Sébastien à Lavit, ce n’était
pas facile, le pari était risqué, mais l’attente
était à la hauteur du spectacle !
Malgré les impondérables que tout organisateur
ne peut maîtriser et avec le retard que cela entraîna
dans la programmation de la soirée, le public était
ravie, et les organisateurs devraient donc se rendre compte
que ce n’est pas toujours évident. Normalement
cela enseigne la tolérance...
Toujours est-il que le public était au rendez-vous
pour voir de près un de ces artistes qui nous semblent
si familiers sur le petit écran mais si distants lorsque
nous sommes amenés à les côtoyer de près.
Pour ouvrir la soirée ce fut donc au tout jeune Michaël
De Rotus d’essuyer les plâtres, ce qu’il
fit d’ailleurs à merveille car ce n’était
pas la 1ère fois qu’il passait en 1ère
partie d’une grande vedette. Cela lui était déjà
arrivé avec Axel Red (en 1996), tout comme il lui était
déjà arrivé de se produire devant un
public très important : 40000 à La Courneuve.
Michaël De Rotus est auteur-compositeur et a déjà
enregistré un CD, il st également l’auteur
de l’hymne national des JOC (Jeunesse Ouvrière
Chrétienne).
Patrick Sébastien, un artiste « nature
»
Puis ce fut au tour de la vedette, de Patrick Sébastien
de faire son entrée en scène : un peu provoc,
un peu démago (c’est son registre !) mais tellement
« artiste » et plaisant que l’on en redemande
!
Très différent de ce que l’on peut voir
à la télé, sur scène, il nous
semble tout à fait proche, « il est comme nous
» dira une de ses admiratrices lavitoises « c’est
super ! ».
Oui, c’était super, car tout son répertoire
y passa : chansons, imitations, histoires drôles, etc.
jamais grossier, toujours agréable, Patrick Sébastien
sait s’attirer les sympathies d’un public qui
ne le voudrait peut-être pas pour « gendre »,
mais comme ami, comme copain « çà oui
! ».
Pourtant la chaleur torride était là, était-ce
dû à la météo ou bien au charisme
de l’artiste ? Toujours est-il que les 2 heures passées
en sa compagnie ne furent pas un calvaire mais bien un moment
de bonheur.
L’orchestre de René Coll et les chœurs qui
l’accompagnaient suivaient l’artiste au grès
de ses fantaisies sans jamais montrer un signe de faiblesse,
de même chez le public, on sortait les mouchoirs, on
agitait les bras, on reprenait des refrains le tout selon
les désirs de l’homme à tout faire de
la télé.
Pour le public c’était un grand moment de bonheur
puisque ce magicien des mots nous répétait «
ne te casse pas la tête… » alors le prenant
au mot on se laissait aller et cela aurait pu durer encore
plus longtemps !
Et, comme à son habitude c’est avec des enfants
qu’il terminait son tour de chant en les invitant à
monter sur scène et à danser et à chanter
avec lui.
On se souviendra très certainement longtemps du passage
de Patrick Sébastien à Lavit !
En fin de soirée il accorda une interview aux représentants
de la presse (Radio Nostalgie et Le Petit Journal), et nous
lui avons posé quelques questions auxquelles il répondit
très directement :
Question : Quel est ton meilleur souvenir
dans le Tarn-et-Garonne ?
Patrick Sébastien : Quand dans un
match de rugby nous avions gagné contre Montauban (pour
un match mémorable contre Bourgoin), en rentrant sur
Brives je disais à mon épouse « pourvu
que çà dure » et là cela a fait
tilt, en quelques minutes j’en ai fait une chanson qui
est devenue un succès ! Pour autant, ce match, on ne
devait jamais le gagner !
Question : Quel souvenir garderas-tu de Lavit
?
Patrick Sébastien : Il y a eu, ici,
un public « enflammé », tout le monde a
« souffert », mais c’était magnifique
! En 30 ans de carrière je n’ai jamais eu aussi
chaud que ce soir !Ce sera un bon souvenir, tout le monde
s’est mis à contribution et c’était
magnifique. Pour ma part, je suis un saltimbanque et quelles
que soient les conditions je ferais toujours mon métier,
c’est pour cela que j’ai démarré
il y a maintenant 30 ans !
Question : L’affaire Trintignant ?
Patrick Sébastien : Tout le monde
est victime… L’amour c’est une histoire
toujours très difficile, et comment comprendre 2 êtres
qui s’aiment… oui, malheureusement tout le monde
est dans cette affaire une victime et c’est très
triste !
Question : Rendez-vous à Sapiac pour
les 100 ans du club de rugby de Montauban ?
Patrick Sébastien : Oui, c’est
vrai, j’en avais parlé avec le président,
mais cela dépendra de mon programme, il est très
chargé et de ce fait c’est toujours difficile
de ne décevoir personne !
Vus au cours de la soirée :
• Didier D’Agen, ex-guitariste de Cookie Dingler
(« Femme libéré »), aujourd’hui,
il se produit en tournées et en galas et travaille
avec l’orchestre de Frédéric Valade de
Périgueux et fait également un peu de magie
!
• Le Duo Latin qui assurent spectacles et animations
musicales
• Des artistes du Petit Théâtre de Bouvard
• La fameuse bière la « Biérataise
» des environs de Rieumes (31)
Sécurité et secours étaient assurés
:
• par la Brigade de Gendarmerie de Lavit, sous les ordres
du commandant de brigade, Alain Caroesco et de quelques éléments
du peloton de Surveillance et d’Intervention de Castelsarrasin
: leurs missions étaient d’assurer la fluidité
du trafic, la surveillance des véhicules (vol à
la tire, dégradations, etc.) et du village lui-même
;
• des sapeurs-pompiers du Centre de Secours de Lavit.
Bilan : aucun incident, aucune intervention n’a été
signalée.
Actualité oblige, nous sommes enquis des problèmes
qui touchent le monde des intermittents du spectacle :
Pour Jean-paul Serres, régisseur en chef qui s’occupe
de la formation de René Coll et qui dirige une dizaine
de personnes : « Ce n’est pas en bloquant les
festivals que nous arriverons à quelque chose. Cependant,
nous admettons qu’il y a un problème dans la
profession : les abus, oui, il yen a ! Il faut donc faire
le ménage chez nous ! et rechercher effectivement celles
et ceux qui profitent du système. Pour notre part,
nous savons ce que nous faisons et nous le faisons bien, complètement.
Nous n’avons aucune honte à ce que l’on
regarde notre métier de près ! ».
Pour René Coll : « Il faut aller au fond des
choses et dénoncer les dérives. Il faut instituer
une carte professionnel, ainsi 50% environ de faux intermittents
ne gâcherons pas une profession toute entière
! »
Pour Gérald Larteau, régisseur de Patrick Sébastien
: « Cela fait 25 ans que je suis avec Patrick Sébastien,
et en fait, nous qui sommes à l’intérieur
du métier, nous nous apercevons que ce sont les gros
entrepreneurs de spectacles qui profitent des dérives
d’un système. Le vrai problème ce sont
aussi les sociétés de télévision
qui paient moins les personnels. Aujourd’hui, la profession
lutte, pour autant l’accord n’est pas trop mauvais
! Le détail qui « coince » est dans la
durée de travail qui est prise en compte : c’est
une porte qui s’ouvre et l’on craint qu’elle
aille toujours en diminution ! Dans nos équipes, nous
avons de la chance avec Patrick Sébastien car lui a
toujours privilégié le dialogue avec tous les
gens qui l’entourent. »
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