| Dans
notre édition d’hier, nous relations cette visite
et notamment dans son aspect administratif (visite des locaux
municipaux, de la Brigade de gendarmerie).
Ensuite, nous allons évoquer le 2ème temps fort
à savoir l’aspect politique de cette visite.
Après avoir visité la Brigade, le cortège
composé des personnalités et des élus
locaux se rendait à la salle du conseil, à l’Hôtel
de Ville, afin que chacun des élus puisse éventuellement
interpeller le représentant du Gouvernement sur des
aspects plus pratiques.
D’emblée, ce fut M. Francis Garrigues, Maire
et Conseiller général, qui prit la parole, tout
d’abord pour remercier M. le Préfet et dire combien
le canton de Lavit était honoré par cette visite.
Puis, rentrant dans le vif du sujet, il souhaitait être
rassuré au sujet d’un certain nombre d’informations
:
- concernant la DDE qui prenait en charge le personnel : le
service va être assuré par qui ? La Communauté
des communes va être tenue d’assurer cette responsabilité
en embauchant un contrôleur technique ce qui va grever
notre budget… !
- par ailleurs, il y a cette crainte que nous ressentons vis-à-vis
de la multiplication des cabinets d’architectes Il y
a là un risque d’inflation de la fiscalité
!
- et enfin, il y a cette rumeur : la recette des Impôts
de Lavit serait fermée, au moins dans sa formule actuelle
?
La DDE de Beaumont-de-Lomagne et la recette des Impôts
à Lavit appelées à disparaître
?
M. Paraf, en homme de terrain pragmatique
et avisé sut parfaitement écouter ces doléances
et c’est avec clarté et franchise qu’il
apporta les réponses pour éclairer les élus
:
« Tout d’abord, merci à vous, Monsieur
le Conseiller général et je prends bonne note
des inquiétudes que vous avez formulé. Depuis
1982 que la décentralisation a été mise
en place cela n’a pas été facile, il fallait
lever bon nombre de réticences. Vos inquiétudes,
je les comprends, mais là où il y aura transfert
de personnels, il y aura transfert de budget et la différence
est que cela va être inscrit dans la Loi, aussi je dois
vous dire ma satisfaction devant un tel souci de simplification
! Cela va permettre de recentrer l’Etat, de faire une
politique de Conseil auprès des élus locaux
- pour la DDE, effectivement il y a fermeture de l’agence
de Beaumont-de-Lomagne, quant au contrôleur dont l’embauche
est envisagée, il pourra s’il le souhaite être
mis à la disposition du Conseil général.
- Concernant les problèmes d’urbanisme, il y
a effectivement transfert de compétences, mais ce sera
un plus pour vous dans la mesure ou il existera la possibilité
de passer des conventions avec l’Etat. Quant à
l’inflation de la fiscalité, c’est votre
opinion, elle est tout à fait respectable.
- En effet, la recette des Impôts devrait connaître
une modification de fonctionnement, ici à Lavit, il
y aura une mise en place de permanence ponctuelle. »
Ensuite, ce fut une sorte de dialogue qui devait s’établir
entre M. le préfet et les élus :
M. Henri De Marsac devait également
intervenir : « Ces transferts de compétences,
c’est une bonne chose, cela va dans le droit fil de
la décentralisation : mais qu’en est-il des ressources
? »
M. Paraf : « Ce transfert, implique
également le transfert des ressources, c’est
inscrit dans la Loi ! ».
Pour M. le Préfet, il est une évidence
: « l’Etat a un souci c’est aussi de mesurer
qu’il est grand temps pour lui de se pencher sur sa
propre gestion et d’éviter les dépenses
excessives ! La DDE va être repositionnée, la
politique que nous allons mettre en place va être tout
à fait remarquable puisque vous aurez, Communauté
des communes, la possibilité de participer à
l’instruction des dossiers. La trésorerie générale
est en projet d’étude avec les sénateurs
et les députés. Sur la Gendarmerie également
nous pouvons avec le Lieutenant-Colonel complètement
vous rassurer : le redéploiement se fera à effectif
constant en attendant les renforts.
Oui, effectivement, je suis venu pour vous écouter
vous les élus, pour savoir s’il y a des problèmes
particuliers et pour vous apporter mon soutien eu égard
aux différents projets et moyens. »
Intervention également de M. J.-M. Nicolas, maire de
Lachapelle : « Ne peut-on appliquer une réglementation
des canons et autres avions « contre-grêle »
? »
M. le Préfet : « Je ne peux
pas appliquer une réglementation qui n’existe
pas ! D’autre part, les dirigeants des Chambres professionnelles
reconnaissent que cela n’a pas d’influence ! »
M. Fontanini, maire de Mansonville : «
Pour 2004, le système d’assainissement sera obligatoire
pour toutes les communes : l’Etat va-t-il donner des
subventions ? »
M. le Préfet : « L’Etat
va donner de moins en moins ! Là encore c’est
le souci de la maîtrise de ses dépenses, mais
les départements offrent des aides conséquentes.
»
M. De Marsac : « Nous sommes catastrophés
par la loi SRU qui doit intervenir ! »
M. le Préfet : « Elle va être
mise en place incessamment, et en fait, elle va simplifier
les choses. D’autres parts, notre choix c’est
aussi d’être très pragmatiques et ce, au
cas par cas ! ».
Le débat fut nourri et courtois, les élus ayant
préparé leurs questions et M. le Préfet
en véritable homme de dialogue sut écouter et
apporter les réponses attendues par ces élus.
Le prochain et dernier volet sera consacré à
la visite dans son aspect économique.
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