| C’était
souvent comme cela … avant ! Une passion, qui devient
une vocation et qui devient un métier, malheureusement
aujourd’hui c’est moins souvent le cas, et c’est
bien dommage !
Toujours est-il que pour Jean-Jacques Labat dès les
6 ou 7 ans, une étrange passion va le fasciner et il
va en faire son activité principale, et tout cela,
qu’on se le dise, grâce à « Pif Gadget
» magazine dans lequel, à l’époque,
était offerte une plante un « gobe-mouche de
Vénus ».
Un monde étrange : les plantes carnivores
Aujourd’hui, après avoir délaissé
ses livres d’enfants qu’il trouvait facilement
dans la librairie de ses parents, installés déjà
à l’époque, ici dans notre village, Jean-jacques
Labat a suivi une solide formation en horticulture pour devenir
un véritable spécialiste dans le domaine, il
est même devenu membre expert de l’IUCN (union
internationale pour la conservation de la nature).
Fasciné, il l’est encore Jean-Jacques Labat,
cela se lit assez facilement dans son regard d’enfant
toujours émerveillé qu’il a gardé,
et le mot n’est pas trop fort dans la mesure où
pour beaucoup de gens, de surcroît lorsque nous sommes
enfant nous ne savons pas classer ces étranges plantes
: végétal ou animal ?
Vivant dans des sols très pauvres, elles ne sont carnivores
que par nécessité ; « elles sont les plus
merveilleuses du monde », la formule étant de
Charles Darwin, le célèbre naturaliste.
Comment deviennent-elles carnivores ? En fait, il s’agit
d’une question d’adaptation au milieu dans lequel
elles évoluent, et elles répondent donc à
trois critères essentiels : attirer leurs proies, les
capturer et les digérer.
Ces plantes se nourrissent essentiellement d’insectes,
de guêpes, d’araignées, et parfois de petits
mammifères, etc., et elles ont des noms également
étranges : plante arc-en-ciel, cruche à eau
d’Albany, plante cobra, gobe-mouche de Vénus,
rossolis d’Alice, Pin à rosée du Portugal,
, népenthès de Raffles, etc…
Des plantes qui nécessitent une certaine attention
En effet, elles ont besoin de soins particuliers, mais pas
dispendieux pour autant : des grands pots en plastique, de
la tourbe, du soleil et de l’eau très pure !
Elles peuvent vivre à l’intérieur comme
à l’extérieur, il suffit de respecter
ce que nous venons de préconiser.
Un jardin de découverte et une sorte de «
Loft story » pour ses plantes !
Alliant sa passion et la nécessaire pédagogie
pour le grand public, Jean-Jacques Labat vient d’ouvrir
une jardinerie dans laquelle sont exposées pas moins
de 450 variétés sur environ 6000m2 et ce dans
un petit village du Gers à Peyrusse-Massas, pas très
loin d’Auch (prendre la Nationale 21) et de Roquelaure,
« un lieu choisi tout à fait par pur hasard !
».
Espace ouvert au grand public, dans lequel sont assurées
des visites guidées et même, le public peut suivre
la vie de ses plantes sur un écran de 12m2 : ouverture
et fermeture du piège que la nature leur a permis d’être
filmées par une caméra numérique.
Cependant, dans cet espace dédié aux plantes
carnivores, vous trouverez également toute une série
d’ouvrages techniques sur l’entretien et les soins
à leur apporter ainsi que de précieux renseignements
fournis par le « Maître » en personne !
Fournisseur également des laboratoires Fabre pour la
recherche médicales, il nous précise que chaque
participation demandée à l’entrée
de la visite « contribuera en partie au maintien des
espèces ».
Actuellement « Le Jardin carnivore » est ouvert
tous les jours, jusqu’à fin août 2003,
de 10 à 19H
Pour tous renseignements, il suffit de téléphoner
au 0562655248.
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