Monsieur le Député aime Lavit !
Lavit
Et bien entendu ses habitants car c'est très régulièrement qu'il nous rend visite : " pour le plaisir et pour témoigner du fait que je fais partie de ces élus qui n'ont pas peur du débat, de la contradiction. Il faut, et c'est indispensable, aller à la rencontre des Françaises et des Français, ainsi nous les comprenions mieux et nous leur traduisons ce qui se dit, ce qui se décide au niveau national et qui selon les médias est tronqué, mal dit et donc mal interprété car il y a par les temps qui courent beaucoup de désinformation et de tentatives de manipulations de l'opinion ! ".

Une actualité mouvementée !

Alors, l'actualité étant plutôt " chaude " tant sur le plan de la météo que des mouvements sociaux, les questions fusaient de toutes parts en revenant toujours sur la préoccupation essentielle du jour : " Que se passe-t-il avec tout ce désordre social ? "
M. Jacques Briat, député : " Nous avons, nous élus de la Nation, un droit de regard sur toutes les administrations, ce qui n'a pas l'heur de plaire à tous (notamment aux syndicats). Lorsque l'on verse au nom des contribuables des sommes astronomiques à tel ou tel ministère, il faut que l'on se rende compte comment l'argent est utilisé par rapport aux services rendus. Ce n'est pas parce que par exemple que l'Education Nationale semble être un " Etat dans l'Etat " qu'il faut tout lui absoudre… Bien des slogans affichés ne sont pas très corrects à l'égard du gouvernement , personne n'en prend ombrage, nous ne sommes pas de ceux qui souhaitent remettre le droit de grève en cause, mais chacun appréciera ! "
A une question toute aussi précise : " Oui, mais les retraites ? ". Là aussi, M. le Député sût faire face sans éviter le problème : " En 1960, il y avait 4 actifs pour 1 retraité en 2020, il y en aura 1 pour 2 retraités ! Alors en tant qu'élus responsables nous avons pris ce dossier à bras-le-corps pour faire de la politique à long terme et pour sauver un système que tout le monde souhaite conserver. D'ailleurs, quelques personnalités qui ont occupés des postes de 1er plan à d'autres époques et qui se classent plutôt " à gauche " saluent notre initiative et notre courage car c'était vraiment une réforme impopulaire… quoiqu'en l'expliquant, les gens comprennent sa nécessité. Maintenant, à leur habitude, d'autres préfèrent la désinformation et la démagogie : aujourd'hui, c'est le temps de l'action ! Monsieur Jacques Chirac, Président de la République, l'a d'ailleurs redit dernièrement au congrès de la Mutualité à Toulouse : cette réforme faisait partie des grandes orientations nécessaires dont le pays avait grandement besoin ! Son intervention arrive au bon moment, lors du débat parlementaire, après donc maintes et maintes réunions entre les différents partenaires sociaux et le gouvernement. Quant à l'aspect de la pénibilité des activités, nous laisserons les partenaires sociaux négocier entre eux : eux seuls peuvent la déterminer par branches et s'il devait y avoir majoration de cotisations, ce sont eux-même qui la fixeront ! "

Les questions agricoles alimentent le débat !

Dans notre secteur essentiellement agricole, les questions touchant l'agriculture faisaient également partie de ce débat qui s'était constitué sous la halle du marché : " Le Président de la République va intervenir dans le cadre de la politique agricole européenne, quelle position va-t-il défendre ? "
Monsieur le Député : " Résolument contre le découplage, contre les propositions Fischler qui sont de dire : on va laisser tomber la production agricole au profit d'une autre économie (industrie). Cela nous le savons se ferait au profit, pour ce qui est de l'agriculture, de " l'espace Keynes " (Australie, Nouvelle-Zélande, etc), ce qui revient à dire que notre agriculture tomberait fatalement sous le collectivisme. Nous nous devons de dire aux agriculteurs que le précédent gouvernement, celui de M. Lionel Jospin, avait travaillé dans ce sens avec, ce qui en représentait le 1er palier, les CTE et nos agriculteurs sont les 1er concernés car pénalisés ! Ma crainte, malgré tout, en recevant " cet héritage " c'est de ne pas pouvoir " remettre tout à plat ". Heureusement les Allemands sont nos meilleurs alliés dans ce dossier. Mais est-ce que cela suffira ? nous avons déjà été bien engagés dans ce processus par le gouvernement précédent ! " Un débat qui passionnait on s'en doute ses interlocuteurs et notamment, M. Conzatto François agriculteur à St-Jean-du-Bouzet qui n'en perdait pas " une miette " !
" La gauche met souvent en avant son souci pour la justice sociale ? "
Monsieur le Député : " Si les gens qui travaillent, actuellement, perçoivent le Smic, grâce à notre projet de réforme, ils percevront pour leur retraite 90% du Smic ! Ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui ! La gauche a été au pouvoir pendant 5 ans qu'a-t-elle attendu pour s'en soucier ? Malheureusement, comme d'habitude, la gauche semble avoir des " solutions " lorsqu'elle revient dans l'opposition. Etre responsable ce n'est pas çà ! Nous savons nous que la meilleure formule c'est la retraite par points : elle permet à chacun un libre choix (dans la durée, le montant des cotisations, etc.)… Nous cherchons également à équilibrer les décotes pour les années manquantes et ce pour tous les secteurs : c'est çà la Justice sociale ! Nous n'avons vraiment pas de leçon à recevoir. Ce que nous faisons aujourd'hui ce sont justement des mesures de progrès social mais cela semble impopulaire parce qu'il y a beaucoup de démagogie et de désinformation ! ".

Une système inacceptable !

Venant à Lavit, Monsieur le Député s'attendait bien sûr à rencontrer M. Raphaël Bach, président des Anciens du maquis de Carottes, avec qui il devait faire une mise au point : " Non, je n'en veux pas du tout aux associations, ni aux Gendarmes, ni aux élus locaux qui " semblent subir des pressions (volontairement ou non) " car je vous rassure cela se passe dans bien trop d'endroits ! par ailleurs, ce n'est même pas un problème droite/gauche, mais uniquement la situation d'un monopole au détriment de tout fondement de la démocratie. C'est un système qui pèse très lourd pour notre département et ce sont des méthodes lorsque l'on est " puissance invitante " qui sont inacceptables. Comprenez bien, M. le Président, que je ne fais pas du tout cela à titre personnel, mais on se doit de respecter les fonctions électives. Eh oui, avec ces méthodes d'un autre temps, il faut essayer de dépasser ces péripéties et faire le constat pour le département qui, par manque de liberté est fortement pénalisé : nous sommes considérés comme un département miséreux ! Alors que ses richesses naturelles sont nombreuses et mal exploitées, pour l'instant ! " M. Bach devait bien sûr exprimer ses plus vifs regrets tout en expliquant le rôle de chacun dans l'organisation de cette journée : qui faisait quoi et qui invitait qui ?
Monsieur le Député : " je vous rassure, Monsieur le Président, mon plaisir est tout aussi grand aujourd'hui bien que je respecte nos Anciens et ce devoir de mémoire qui est essentiel, qui est un dû ! Voyez, j'aime beaucoup me balader, aller à la rencontre des Tarn-et-Garonnais comme sur ce marché, le débat y est beaucoup plus ouvert et mon rôle c'est aussi de montrer qu'un élu, malgré sa " fonction ", ses convictions, est ouvert et à la disposition de tout le monde, sans tabou ! ".
Voilà qui faisait plaisir à tous ses interlocuteurs du jour : " ce député parle vrai, ses explications sont directes et , bon Dieu, il n'a peur d'aucune question ! ".



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