| Contrairement
à ce qui a été dit un peu à la légère
(ou écrit) ici et là, ce n'est pas ce vendredi 14 Février
que nous avons appris la dangérosité des munitions, y compris anciennes.
Non, ce jour-là, nous en avons eu une nouvelle confirmation dramatique.
Depuis longtemps déjà les grands médias nous relatent
des accidents dûs à des explosions de ce genre d'engins sur le territoire
national. A chaque fois, les mises en garde sont nombreuses et très explicites
: NE TOUCHEZ PAS AUX OBUS ET AUTRES MUNITIONS QUELS QU'ILS SOIENT ! Un
obus se compose, pour simplifier, d'un explosif primaire qui est un système
de mise à feu qui permet de faire exploser la charge de l'obus (principe
explosif secondaire). On peut effectivement avoir enlevé cette amorce (ou
explosif primaire), mais la charge, elle, peut toujours être en place et
l'aspect dangereux de l'engin est toujours présent. Avec le temps, il demeure
sensible à tel point qu'une fausse manuvre le rend redoutable.
Aussi, dès que l'on en trouve un, où que ce soit, ou que l'on veuille
en détenir un (comme " souvenir "), il faut pouvoir : 1)
être sûr de sa neutralisation (par confirmation écrite des
services spécialisés) 2) avoir une autorisation de détention.
En présence inopinée d'un tel matériel, on doit s'adresser
aux Services de Police ou de Gendarmerie le plus proche qui, eux, feront appel
aux services spécialisés situés à Bordeaux pour le
neutraliser, autrement dit, lui faire perdre tout pouvoir destructeur. Ceci
étant, le tragique accident de Saint-Nicolas-de-la-Grave nous rappelle
ces principes à ne jamais perdre de vue : NE JAMAIS TOUCHER AUX
OBUS ET AUTRES MUNITIONS PREVENIR LES AUTORITES. Combien faudra-t-il
d'accidents pour que les gens adoptent le bon réflexe ? Ces quelques
mots, on le pense, permettront encore une fois, de mettre en garde la population
vis-à-vis de ces engins que l'on sait être meurtriers. Nous
remercions le Colonel Dominguez, Chef de Corps du 17è RGP pour les précisions
qu'il a bien voulu nous apporter.
Pour M. Joël Capayrou, Maire : "
A ce jour, nous avons fait " visiter " tous les bâtiments municipaux
par les services de la brigade de Gendarmerie, et ils 'not pas trouvé ni
de 2ème obus, ni aucune autre sorte de munition de quelque calibre que
ce soit, présentant un danger quelconque. " |