| Un
moment où l'on s'explique ! Une assemblée générale
extraordinaire se déroulait vendredi dernier en présence de tout
le Conseil d'administration et de M. le Maire, Conseiller général
et président de la Communauté des communes, assemblée qui
devait essayer de faire taire ces rumeurs qui agitaient notre petit village à
l'air si paisible. D'emblée le président, Pierre Thoa, devait
noter le côté illégal de cette réunion " à
laquelle, malgré tout, je me soumets volontiers puisqu'il y a des choses
à dire ! Mais, auparavant, je demande à ce que Mme Cathy Del Marco
quitte cette première partie de séance, car nous allons évoquer
des problèmes la concernant. Et je ne fais là qu'appliquer l'aspect
légal de la procédure. Elle pourra, si elle le souhaite, revenir
pour la deuxième partie. " La tension était évidemment
perceptible dans la mesure où une opposition semblait être née
entre une partie du Conseil d'administration et son président, qu'il venait
d'élire voilà quelques semaines à peine
Tout est
partie d'une lettre recommandée que le président avait adressée
à Mme Del Marco pour tenter de lui fixer une mission avec des horaires
plus conformes à la législation. Jugeant le procédé
peu élégant une partie du Conseil d'administration s'était
insurgée et, en catimini, une pétition a circulé provoquant
cette réunion extraordinaire. Le président Thoa : " A la
retraite, donc disponible, je ne suis pas là " en touriste "
mais pour assumer pleinement mes fonctions ! " Le président Thoa
réclamant le droit de s'expliquer fit donc la lecture de cette lettre à
toute l'assemblée pour expliquer son attitude : " non-respect
de la hiérarchie (or, quoi de plus normal dans une équipe destinée
à être efficace ?) -non-respect des horaires de travail : trop
d'heures payées pour les heures réellement effectuées
-problèmes des RTT (1) -une mission aux contours floues -la rétention
d'informations ayant trait aux fonctions de base de l'Office Pour lui, qui
se veut " soucieux de l'argent public " (des impôts des lavitois,
des habitants du canton et de la Communauté de commune) " il s'agit
de dépenser bien et de dépenser juste, nos moyens sont limités
et nous nous devons d'être vigilants ! ". Ensuite, il rappela les
missions essentielles qui sont dévolues à un Office de Tourisme
et la nécessité de recadrer la mission de chacune et de chacun avec
pour objectif principal l'efficacité de cette structure. Distribution
d'argent public sans contrôles, ? Et à partir de ce moment, le
débat, en fait, les invectives commencèrent à pleuvoir et
l'on entendit les notions " d'autoritarisme ", " de clans ",
et même " la législation selon les services de l'Etat est imprécise
! " etc. mais, M. le Maire, prenant le rôle de médiateur (rôle
d'autant plus facile qu'avec la charge de trois mandats, c'est lui, avec ses assemblées,
qui a le dernier mot pour financer ce genre d'association) demanda un peu plus
de sérénité dans les échanges : " c'est vrai
qu'avec le temps, un certain nombre d'aspects de la situation avait peut-être
été laissés de côté (d'ailleurs j'aimerai avoir
quelques chiffres de temps en temps !) et je crois qu'il est temps aujourd'hui
de se conformer à la législation mais cela peut également
se faire dans un climat plus paisible ! ". Reprenant la parole, le Président
Thoa précisa néanmoins : " il faut sérier les problèmes
: il y a un problème avec la salariée mais pas avec le Conseil d'administration.
Pour autant, une nouvelle équipe a été mise en place, il
faut bien qu'elle dégage non seulement une envie de travailler mais également
sa méthode qui peut être différente ! et, je pense par là
aux différentes commissions que nous avons proposé de mettre en
place ". Ceci dit, le climat qui s'était apaisé repris
de la vigueur car effectivement et inlassablement ce que l'on reprochait au nouveau
président c'était l'autorité trop forte qu'il exerçait
(reproche souvent repris par Marielle Rigal, membre du Conseil d'administration).
Agressivité, agressivité, mais de quel côté te
caches-tu donc ? Tout cela parce que l'on avait simplement dénoncé
le risque de voir une position salariée devenir privilégiée
! Une tempête dans un verre d'eau ? Reprenant la parole M. le Maire
lança : " c'est vrai qu'il y avait une sorte de gestion de famille
dont tout le monde s'accommodait
Et peut-être y a-t-il eu une maladresse
dans la méthode, toujours est-il que je vous demande de vous entendre faute
de quoi je me verrai dans l'obligation de suspendre tous les financements publics
de mon ressort ! ". En fait le président, Pierre Thoa demandait
l'application des textes (le respect de la légalité) tant vis-à-vis
de la personne salariée conformément à la dernière
Convention collective en vigueur que de la mission de chacun. Le vote de
confiance est demandé par le président en titre La tension était
encore perceptible et il fut dont conduit à solliciter un vote de confiance
: " oui " vous souhaitez que je poursuive mon action, ou " non
" et à ce moment-là j'en tirerai les conclusions ".
Un tour de table fut d'abord instauré afin que chacun s'exprime, puis le
président fit part de la démission (pour des raisons professionnelles)
de Mme Annie Giordana. Puis ce fut au tour de M. Marcel Gasquet (trésorier
de l'Office de Tourisme) qui, lui aussi, pris par un emploi du temps de plus en
plus chargé, remis sa démission, et l'on passa au vote (à
bulletin secret). Le résultat fut sans appel : sur 16 personnes, 11
accordèrent leur confiance (5 la refusèrent) à M. Pierre
Thoa qui se vit donc confirmé dans son rôle de président de
l'Office de Tourisme. Finalement, la réunion se termina sur une note
un peu plus détendue ! Est-ce que cette nouvelle légitimité
sera suffisante pour " enterrer la hache de guerre " ? Ce serait évidemment
souhaitable pour une telle structure qui, dans son cadre légal, a une si
belle et noble mission à assumer
RTT ( Récupération
du Temps de Travail, en Législation du Travail)
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